À la poursuite de mon coeur

Ô Dieu je crois que tu me donneras la joie mais mon attitude en dépend

le liquide de mes larmes devient iceberg à force de subir des secousses

Je prends autorité face au mal être, tant de bénédictions à découvrir

Dieu ôte moi toute crainte car souffre de la crainte celui qui craint de souffrir

Une âme ne peut grandir en ne vivant que de l’abondance

Les blessures donnent des astuces pour solidifier ta marche

La vie n’est pas un long fleuve tranquille mais un déluge où ma foi me sert d’arche

je crois que mon désert mélancolique a son utilité

«Reste optimiste mais cesse de te leurrer  

Pleure toute les larmes de ton corps mais sache que je te consolerai (…)

Fais de la patience ta vertu ton miracle vient avec lenteur »

Ziqui. Nouvelle Vie

Le choix d’ouvrir cet article par ces paroles n’est pas hasardeux. Voilà quelques temps que je tente d’écrire cet article de « retour », car non je ne cesse pas l’aventure saumon. Elle continue bel et bien et je crois, et espère, qu’elle ne fait que commencer. Je pensais donc écrire un petit article sur un ton un peu léger histoire d’annoncer un petit saumon back in the game vite fait bien fait, mais alors que j’écoutais ce chant que je connais pourtant très bien, ces paroles sont venues directement toucher mon cœur. Elles font en effet écho à une période de ma vie que je traverse et qui est la raison de cette pause sur le blog.

Me retrouvant face à moi même, j’ai compris que je ne pourrais écrire et revenir qu’en suivant ces valeurs chères à mon cœur : l’honnêteté et l’authenticité. Et non en tentant de détourner la réalité. Je crois profondément que certains passages de nos vies aussi difficiles puissent-ils être, n’ont pas à être vains et n’ont aucune utilité à être passés sous silence et étouffés. Ils n’ont pas à être des choses que l’on subit mais peuvent être de véritables clefs pour d’autres personnes.

Nos épreuves n’ont pas à être des choses que l’on subit mais peuvent être de véritables clefs pour d’autres personnes.

Alors, sans rentrer dans les détails, je vais être honnête en vous disant que j’ai rencontré, comme chacun, des moments très difficiles dans ma vie et que je croyais que rien d’aussi dur ne pourrait se produire à nouveau. J’ai alors tenté d’apprendre de ces expériences pour me protéger et d’installer une forme d’extrême prudence que je considérais, je dois l’admettre, comme une forme de sagesse. Or il me faut me rendre à l’évidence, je n’ai jamais été confrontée à une situation aussi profonde que celle que j’ai traversé (ou traverse encore?) et ma prétendue « prudence » ne m’a pas permis d’y faire face. Elle m’a au contraire permit d’ouvrir les yeux sur le fait qu’alors que je croyais avoir lâché prise sur la vie et compris qu’on ne pouvait pas la contrôler, cette fameuse prudence constituait ma sécurité quand je croyais l’avoir entièrement placée en Dieu et qu’elle m’empêchait de profiter pleinement des instants de la vie.

Cette fameuse prudence constituait ma sécurité quand je croyais l’avoir entièrement placée en Dieu et qu’elle m’empêchait de profiter pleinement des instants de la vie.

Il m’a alors été nécessaire, si ce n’est vital, de faire une pause et de recentrer mes priorités sur moi et non plus sur mes projets. J’ai alors pleinement réalisé une chose qui peut paraître idiote dite telle quelle mais qui est pourtant tellement souvent mise de côté: on ne peut pas vivre au travers de nos projets car si nous n’existons pas, ils ne peuvent pas prendre vie.

On ne peut pas vivre au travers de nos projets car si nous n’existons pas, ils ne peuvent pas prendre vie.

Accepter la nécessité de recentrer la priorité sur soi n’a rien à avoir avec le fait de se victimiser et n’a pas non plus à être source de culpabilité « parce qu’il y a toujours pire que soi » (et je parle en connaissance de cause). Cette nécessité n’est pas non plus de l’égoïsme mais est parfois un moyen de survivre. Il s’agit en réalité de faire une pause pour mieux avancer, car si nous ne prenons pas soin de nous, comment peut-on continuer à vivre ? D’autant plus qu’aucune situation n’est comparable à une autre car bien que comportant parfois des similitudes, celles-ci seront vécues de manière propre à chacun et servent à constituer l’histoire propre de chaque personne, et en cela elles sont donc uniques et non comparables. Les similitudes d’histoire ne servent qu’à créer des connexions entre nous et de permettre de tisser des liens et de l’entraide. La vulnérabilité est une force, elle est un acte de courage qui permet de tisser des relations et des amitiés en profondeur, non pas basées sur une souffrance commune mais sur une authenticité partagée qui permet de créer des racines profondes et non des relations superficielles. L’abondance (matérielle ou interne) constante ne permet pas à des graines de germer. Nos cœurs et nos vies sont comme une terre qui a besoin d’être creusée pour que des racines profondes puissent croître et nous rendre solides et fermes face aux vents de nos vies.

La vulnérabilité est une force, elle est un acte de courage qui permet de tisser des relations et des amitiés en profondeur, non pas basées sur une souffrance commune mais sur une authenticité partagée.

Alors si ce que j’ai pu ou peux vivre n’a servi qu’à ce que cet article puisse sortir pour toucher une seule personne, et bien je suis extrêmement reconnaissante de passer par là, et croyez moi ce n’est pas une chose facile que de dire ça.

Soyez bénis

Marion

« Venez à Moi vous qui êtes fatigués er chargés, et je vous donnerai du repos » 

Matthieu 11.28

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s